• La bibliothèque de l'éditeur

  • Détail d'une fresque de l'hôtel de Sambucy de Sorgue

  • Détail d'un décor de l'Antiphonaire de Nonenque

  • Détail d'un sondage du tablier du Pont Vieux. Juillet 2015.

  • Suivi de la restauration du moulin du Pont Vieux, 2016

  • Versant sud du Moulin du Pont Vieux.

Le blog de l'éditeur

 

Ouverture des Tours des rois d'Aragon-Beffroi-Hôtel de Tauriac, le 8 juillet.

 

 

L'abri troglodytique des Baumes

L'abri troglodytique des Baumes

CHAQUE JOUR, DÉCOUVREZ UN PAN DE L'HISTOIRE ET DU PATRIMOINE DE MILLAU...

 

Aujourd'hui, l'anri troglodytique des Baumes

De l’abri troglodytique fortifié à la ferme 

L’abri troglodytique des Baumes s’accroche au flanc d’un chaos dolomitique du Causse du Larzac, en bordure d’une éminence calcaire formée de rochers ruiniformes aujourd’hui ceinturée d’un massif forestier de pins sylvestres.

Ce causse paraît de prime abord sauvage, désolé, couvert d’une étendue caillouteuse et quasi-désertique. Pourtant, les formes de son paysage y sont relativement diversifiées : sa surface, couverte d’une suite de collines ou puechs, de chaos dolomitiques à sols pauvres et de parties déprimée alterne avec des combes au creux desquelles se nichent parfois des sotchs ou dolines, propices à l’agriculture. Si l’habitat y est dispersé car étroitement conditionné par la présence de terres cultivables, le plateau a été investis par les hommes dès le néolithique, essentiellement pour l’agriculture et l’élevage, qui demeurent encore ses activités principales.

Un abri sous roche médiéval

L’abri sous-roche clôt d’un mur de pierre, appelé baume en occitan, a très certainement donné naissance au mas puis au lieu-dit qui porte aujourd’hui ce nom. Propice à l’agriculture, le sol qui s’étend à ses pieds a conditionné la fixation de l’habitat. Bien que, sur les plateaux caussenards, nombre d’abris aient été occupés dès le néolithique et que des fortifications se soient logées dans des abris troglodytiques des vallées de la Dourbie, du Tarn ou de la Jonte dès le XIe-XIIe siècle, l’abri des Baumes ne semble pas antérieur au XVe-XVIe siècle. Il est ainsi qualifié de « borie » située « a las Balmas » dans le cadastre de 1528. Il comprend alors un « hostal et autras terras cultas et incultas, prat, ort », tels qu’on peut les trouver sur l’ensemble des causses. Le domaine appartient alors à un tisserand et relève des bénédictins de Notre-Dame de l’Espinasse et de la commanderie hospitalière de Saint-Jean de Jérusalem, qui sont parmi les plus grands propriétaires fonciers des causses. 

 

L’abri troglodytique

La façade qui s’offre à notre regard s’impose par son homogénéité.

Elle se compose de deux tourelles semi-circulaires hors-œuvre qui cantonnent un mur de moellons de calcaire, l’ensemble épousant au mieux les sinuosités du rocher tout en formant une façade régulière.

Un soubassement rocheux peu large, accessible par quelques marches taillées, forme un perron desservant l’unique porte. A linteau chanfreiné et piédroits en quart de rond, elle était close par un vantail bloqué par une barre coulissant dans l‘épaisseur du mur. Elle ouvrait sur un espace restreint de moins de 4 m de largeur pour 12 m de long environ. Dans la roche, une série d’encoches qui soutenaient les solives logées dans le mur montrent que l’abri comptait deux étages planchéiés. Au sol, quelques marches taillées conduisent dans la tourelle nord, isolée par une cloison de pierre qu’une porte ajoure. D’autres marches, contigües à ces dernières, et dont elles devaient être séparées par une cloison de bois, se perdent sur le rocher. Alternativement abrupt et aplani, il suggère qu’un sol temporaire couvrait ce niveau de stockage.

Une échelle ou un escalier droit de bois desservait l’étage noble. Il était éclairé par la croisée aujourd’hui en partie condamnée ; il était semble-t-il dépourvu de tout aménagement domestique tel que niche ou cheminée. De part et d’autre, en symétrique, deux jours à appui éclairent les étages des tourelles dont l’une, au sud, est dotée de latrines.

Un jour comparable, à appui brisé, est percé au dernier niveau, qui, comme l’étage noble, est entièrement enduit de chaux. Une série de dalles de calcaire visible sur la tourelle sud courait de part et d’autre de ses vestiges, probablement sur toute la longueur de la façade. Si elle rappelle des dalles d’envol de pigeons et suggère que ce niveau abritait le pigeonnier mentionné dans un document de 1668, aucune volière intérieure ne se distingue et peut-être faut-il simplement y voir un aménagement destiné à rejeter au-delà de la façade, l’eau s’écoulant du haut du rocher.

Des aménagements défensifs ont été ajoutés dans un second temps, dans la deuxième moitié du XVIe siècle, lors des guerres de Religions. Seules sont visibles aujourd’hui les petites meurtrières qui commandent son entrée. Leur mise en œuvre peu soignée et les reconstructions qu’elles ont parfois occasionnée les distinguent des aménagements d’origine. Une première a été percée à la jonction de la tourelle nord et de la façade principale, au niveau de l’entrée. Pour la couvrir au mieux, les maçons l’ont faite double afin que deux défenseurs puissent s’y tenir ensemble. Une seconde prend place au-dessus, au premier étage. Une troisième occupe l’angle opposé, au même niveau, surplombant celle du rez-de-chaussée. La dernière enfin, ne protège plus les abords immédiats mais l’accès sud-ouest, en direction du village de Saint-Martin du Larzac auquel il est aujourd’hui (encore ?) relié par une buissière, un chemin bordé de buis. D’autres éléments défensifs ont probablement complété cette protection sommaire, comme une bretèche qui pourrait avoir occupé le percement surplombant la porte, mais seule une étude archéologique du bâti pourra le déterminer.

Catégories

Actualités du patrimoine

Juillet-septembre 2020 : Exposition de Catherine Guilhou: Le cadre des choses, Hôtel de Tauriac.

8 juillet 2020 : Ouverture du site patrimonial Tour de rois d'Aragon-Beffroi-Hôtel de Tauriac.

18 mai 2020 : Réouverture du service des archives municipales, sur rendez-vous.

Mars-avril 2020 : En ces jours de confinement, le service archives-Patrimoine, Ville d'art et d'histoire diffuse quotidiennement, ou presque, sur son blog, une page sur l"histoire et le patrimoine de la ville.

16 mars 2020 : Report de l'ouverture du site patrimonial de la tour des rois d'Aragon et du Beffroi prévue le 04 avril 2020.

Report de l'exposition de photographies de Catherine Guilhou, Le cadre des choses, Hôtel de Tauriac. 1er étage.

Décembre 2019 : La tour des rois d'Aragon & le beffroi, publication d'un Focus Ville d'art et d'histoire.

Juin-septembre 2019 : L'Artothèque s'expose à l'Hôtel de Tauriac (à côté de la tour des rois d'Aragon&beffroi), du 26 juin au 22 septembre.

Avril-juin 2019 : Exposition d'Anne Sarda : L'infini voyage du petit peuple, Hôtel de Tauriac. Du 19 avril au 16 juin.

Avril-mai 2019 : Installation d'Anne Sarda : R(évolution(s), Espace Culture. Du 08 avril au 03 mai.

Mars 2019 : Opération de fouilles archéologiques préventives, ilôt "Temple-Voultre". Du 11 au 15 mars.

Janvier  2019 : Retirada : appel à collecte aux archives municipales de Millau. > pour en savoir plus

Décembre 2018 : La restauration du tableau d'Hypolite Adam, La Déploration, est achevée. Le tableau est accroché dans l'église Saint-François.

Novembre 2018 : Commémoration de l'armistice de 1914-1918. Elle a été l'occasion de la pubication d'un Focus consacré au Parc de la Victoire.

15-16 septembre 2018 : Journées Européennes du Patrimoine. Le RENDEZ-VOUS.

Août-septembre 2018 : Videomapping dans la tour des rois d'Aragon.

Juin-Juillet-Août 2018 : Le patrimoine de Millau est à l'honneur avec des visites libres ou des visites guidées Laissez-vous conter Millau, la tour des rois d'Aragon et son beffroi,... l'histoire de la ganterie : regardez les programmes...

Mai 2018 : Parution de la revue "Le patrimoine. Histoire, culture et création d'Occitanie", n°52. Le golfe du Lion, hier et demain, Printemps 2018, 144 pages, avec un article consacré aux archives municipales de Millau, "Millau, son trésor d'archives".

Avril 2018 : Les travaux de réaménagement du Parc de la Victoire sont achevés.

Mars 2018 : Un généreux donateur a offert un plan des fortifications de MIllau faites et à venir, datable du 1er tiers du XVIIe siècle, aux Archives Municipales de la Ville.

Janvier 2018 : La restauration du tableau d'Hyppolite Adam est achevée. Restent quelques couches de vernis à appliquer et le tableau pourra être déplacé.

Décembre 2017 : Restauration du tableau d'Hyppolite Adam, d'après la Descente de croix de Regnault (fin 19e siècle). Notre-Dame de l'Espinasse. Cette restauration occasionne la fermeture momentanée et exceptionnelle de l'église Notre-Dame de l'Espinasse.

Octobre 2017 : Le cycle des conférences patrimoniales reprend : le 14 novembre aura lieu une conférence sur le Pont Vieux et le moulin, à la MESA. 18h30.

Septembre 2017 : Dans le cadre de la refonte paysagère du Parc de la Victoire, le buste de son commanditaire, André Balitrand, est nettoyé et retrouve tout son éclat.

Aout 2017 : L'Association des Peintres et Sculpteurs réntègre le moulin du Pont Vieux.

Juillet 2017 : Les travaux du moulin du Pont Vieux sont achevés.  réintègre le site en août !

Juin 2017 : Les travaux de rénovation du moulin du Pont Vieux touchent à leur fin. L'inauguration a lieu le 21 juin à 11h30 sur place.

Avril - Mai 2017 : La rénovation des parties intérieures du moulin du Pont Vieux est en cours d'achèvement.

Mars 2017 : Les travaux de rénovation du moulin du Pont Vieux se concentrent sur la couverture de lauzes de calcaire.

Février 2017 : Les travaux de rénovation du moulin du Pont Vieux sont ralentis par les intempéries.

Janvier 2017 : Les travaux de rénovation du moulin du Pont Vieux touchent essentiellement la toiture de lauses et le revêtement du hall d'entreé.

Décembre 2016 : Les enduits extérieurs du moulin du Pont Vieux sont quasiment achevés, les peintures des ferrures également. Les travaux intérieurs débutent.

Novembre 2016 : La restauration du moulin va bon train. Le bâtiment occidental a été réenduit aux couleurs que montraient les premières photographies connues. Des grilles condamnent l'accès à la souche du moulin aux pigeons.

Octobre 2016 : Les pans de bois du bâtiment oriental ont été recouverts d'enduit. Sa toiture est en cours d'achèvement. Les anciens enduits exterieurs du bâtiment occidental sont enlevés et montrent un appareil de tuf exclusivement.

Septembre 2016 : Les travaux se poursuivent. Le soubassement du moulin, nettoyé, est en cours de rejointoiement. Au-dessus, la partie orientale du moulin a également été décroutée et montre un édifice en pans de bois, unique sur ce bâtiment. Les tuiles mécaniques qui couvrent cette zone ont été enlevée et une nouvelle toiture devraient être installée d'ici la fin du mois.

Août 2016 : Les travaux du moulin du Pont vieux ont débuté depuis quelques semaines. Le décroutage des parties hautes montrent que l'étage du bâtiment est fait de pans de bois avec un remplissage de tuf. Les travaux dans les parties immergées voient le remplacement des pierres les plus endommagées.

Juillet 2016 : A la suite de la restauration du pont vieux, effectuée entre juillet 2015 et janvier 2016, les travaux de restauration du moulin qui lui est adossé débutent. Ce mois de juillet doit surtout voir l'installation des échafaudages. Deux tranches de travaux permettront de restaurer l'extérieur, de la souche aux toitures, et de réaménager les salles intérieures. A l'issue des travaux, l'Association des peintres et sculpteurs pourra réintégrer les lieux tandis que des visites ponctuelles pourront y être organisées.

Loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine

> La loi doit permettre d’"affirmer et garantir la liberté de création" et de "moderniser la protection du patrimoine". Le principe de "liberté de création" est inscrit dans la loi. La "liberté de création" devient une liberté publique, au même titre que la liberté d’expression ou la liberté de la presse.

Lien vers le texte de loi

Extrait concernant le patrimoine

Mai 2016 : La Commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) du 8 avril 2016 a émis un avis favorable pour l'inscription au titre des monuments historique du moulin du pont vieux. La protection concerne le soubassement du moulin avec les roues à cuve et leur mécanisme ainsi que les façades et les toitures des parties hautes du moulin.

Février 2016 : Les travaux du pont vieux s'achèvent. La reception des travaux est prévue dans le courant du mois.

> 2015-2014

Haut de page

Le Ministère de la Culture et de Communication a délivré le label Ville d’art et d’histoire à la ville de Millau en 2010. Depuis, la Ville de Millau mène des actions en direction du Patrimoine archéologique, bâti, mobilier ou encore environnemental, alliant connaissance, restauration et valorisation.