Une opération de connaissance du patrimoine
Nos missions
Créé en 1964, l'Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France a pour mission de recenser, étudier et faire connaître l'ensemble du patrimoine de la France.
L'enquête d'inventaire du patrimoine de Millau, lancée en 2002, représente plus de 1 500 dossiers "architecture", 200 dossiers "mobilier" et quelques 7 000 photographies.
Depuis 2024, l'opération de connaissance s'est élargie à la communauté de communes Millau Grands Causses, lui permettant d'alimenter la connaissance du Pays d'art et d'histoire Millau Grands Causses.
Notre partenariat Ville/Commuanuté de Communes /Région
Suite à la convention de développement culturel signée avec l'État en 2005, le service culture de la ville de Millau a été chargé de poursuivre le travail de l'Inventaire.
Avec la loi de décentralisation du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, les régions se sont vues confier la mission d'inventaire général du patrimoine culturel.
Désormais, la ville de Millau conventionne avec la Région Occitanie afin de poursuivre ce travail.
Vous souhaitez découvrir le patrimoine bâti de Millau ?
Quelques maisons médiévales de Millau
A Millau au Moyen Age, le long des rues, des ruelles, impasses ou places, se côtoient maison d'artisans, de boutiquiers, ds résidences de notables, de chevaliers et même de fermes (fazendas). D'un étage en moyenne, les demeures s'ouvrent sur la rue par une porte qui dessert l'étage par un escalier droit. A côté, une grande arcade mène au rez-de-chaussée qui abrite un niveau de stockage, un atelier ou une boutique, parfois un ouvroir. L'ensemble signale alors une maison dite polyvalente où se concentrent dans un même bâtiment, le logement et les activités professionnelles, de production ou d'échange, en rez-de-chaussée.
L'architecture palatiale et militaire
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Palais des rois d'Aragon : La tour forme le vestige du palais mentionné en 1172 et incarne la souveraineté du roi d’Aragon qui avait hérité de ce territoire éloigné de ses possessions. En 1613, elle est coiffée d’une tour polygonale, "le beffroi", qui remplace le clocher de l’église Notre-Dame éffondré durant les guerres de religion et qui porte la cloche et l’horloge. La tour carrée sert ensuite de prison entre 1629 et 1825 avant d'être classée au titre des monuments historiques en 1931
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Château du Monna : Le château actuel a été reconstruit par Honoré de Bonald entre avril 1669 et septembre 1670. Il remplace un premier château mentionné en 1204 parmis les fortifications appartenant aux vicomtes de Millau. Sa reconstruction a été confiée à Julien Baudouin à qui l'on doit également, en partie, celle de l'église Notre-Dame-de-l'Espinasse.
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Donjon de Pépissou : Il a probablement été élevé au XIe siècle et se présente aujourd'hui encore sous la forme d'une "roque", et se compose d'une tour quadrangulaire en partie ruinée, élevée au-dessus de la Dourbie, sur un rocher aérien.
L'architecture religieuse
La ville de Millau compte une dizaine d'églises, certaines élevées dès le Moyen-Age (Saint-Martin), parfois réédifiées après les guerres de Religion (Notre-Dame de l'Espinasse), d'autes enfin, bâties au 19e siècle et marquant la reconquête catholique . Son temple, élevé au 19e siècle à l'emplacement du couvent des dominicains, témoigne de la présence protestante dès la deuxième moitié du 16e siècle Saint-François, Sacré-Coeur.
Nombre d'églises médiévales sont aussi élevées dans les zones rurales, dès le Moyen Age et témoignent d' l'installation des premiers ordres religieux, bénédictins notamment, dès les 11e-12e siècles. Elle ssont bâtie sur le Causse du Larzac Saint-Martin de Mauriac, Notre-Dame de la Salvage comme sur le Causse Rouge Saint-Pierre de Brocuéjouls
L'église Saint-Pierre du Monna quant à elle témoigne des contrsutions du 19e siècle, comme l'église Saint-Christophe de Peyre, qui remplace l'ancienne église troglodytique aujourd'hui désacralisée.
L'architecture industrielle
Activités majeures, les mégisseries et ganteries marquent le paysage urbain de Millau. Les cheminées de briques hérissées aux abords de la rivière désignent les mégisseries, grandes consommatrices d’eau, où les dépouilles ovines se muent en peaux, tandis que les ganteries se disséminent partout où la lumière afflue. Dans l’habitat urbain, les gantières travaillant également à domicile. Souvent séparées, les mégisseries, teintureries et ganteries sont aussi parfois regroupées en de grands ensembles industriels permettant de contrôler la chaîne opératoire, de la réception des peaux brutes à la commercialisation des gants. Les usines occupent alors de vastes ensembles aux formes dictées par la nécessité. Les « sèches », grands espaces ménagés sous les toits et destinés au séchage des peaux remplacent petit à petit les « graves » en bordure de la rivière où l’on étendait encore les peaux au début du 20e siècle. Règlements d’urbanisme et exigences esthétiques rejettent aujourd’hui ces usines hors de la ville qui conserve son activité gantière de luxe.
L'architecture rurale
L’habitat rural des causses qui surplombent Millau se caractérise essentiellement par sa dispersion. La grande majorité est constituée de fermes isolées, réparties inégalement sur le territoire et subordonnées à la richesse du sol. Intercalée entre les parcours, où paissent les brebis, et les terres arables, leur implantation dépend essentiellement de la présence de terrains cultivables accumulés au fond des dolines.
Les hôtels particuliers
Le patrimoine lié à l'eau
Les sites archéologiques
Nos publications
Fruits de la campagne d’inventaire du patrimoine mené à Millau en partenariat avec la Région Midi-Pyrénées, les Parcours du Patrimoine consacrés à Millau au Moyen Âge, publié en 2006, à Millau sous l’Ancien Régime, paru en 2008, et au patrimoine des causses, en 2010, présentent, au travers de son architecture civile ou religieuse et de ses décors, l’évolution de la ville et de sa campagne soumise aux aléas de l’histoire.
Ces ouvrages permettent de livrer au public des éléments de compréhension du passé historique de la commune et de mettre en valeur les éléments de ce patrimoine, des plus prestigieux aux plus méconnus.
- Les publications en ligne :
- Fr. Galés, "La tour médiévale du roi Alphonse II d'Aragon à Millau (Aveyron), Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, Tome LXVI (2006)
- Fr. Galés, "Le palais des rois d’Aragon à Millau (Aveyron)", Demeurer, défendre, paraître, sous la direction de Luc BOURGEOIS et Christian REMY Orientations récentes et des résidences aristocratiques médiévales de l’archéologie des fortifications entre Loire et Pyrénées, Actes du colloque de Chauvigny, 14-16 juin 2012.
- Fr. Galés, "La maison médiévale n° 12 de la rue de la Capelle à Millau (Aveyron)", Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, Tome LXXII (2012).
Découvrez les richesses patrimoniales de Millau avec "Collections"
Collections sur mesure permet de limiter vos recherches à un territoire dans une soixantaine de bases de données documentaires produites par le ministère de la Culture (Mémoire, Mérimée, Palissy, Médiathek, Archim...) et de grandes institutions culturelles (Musées Louvre, Orsay, Branly,...). Pour en savoir plus sur Millau, cliquez ici et entrez le terme de votre recherche.
Vous pouvez y découvrir des tableaux, des dessins, notamment l'Atlas de Trudaine, des photographies anciennes, des reproductions d'objets ou de cartes, ou encore des objets contenus dans des églises de la ville ou des environs.