• La bibliothèque de l'éditeur

  • Détail d'une fresque de l'hôtel de Sambucy de Sorgue

  • Détail d'un décor de l'Antiphonaire de Nonenque

  • Détail d'un sondage du tablier du Pont Vieux. Juillet 2015.

  • Suivi de la restauration du moulin du Pont Vieux, 2016

  • Versant sud du Moulin du Pont Vieux.

Le blog de l'éditeur

 

Ouverture des Tours des rois d'Aragon-Beffroi-Hôtel de Tauriac, le 8 juillet.

 

 

La Maladrerie Saint-Thomas

La Maladrerie Saint-Thomas

La Maladrerie Saint-Thomas se situe sur la rive gauche du Tarn, en amont du Pont Vieux. Fondé entre 1100 et 1180, cet établissement charitable accueille et apporte des soins aux pauvres , aux lépreux et à ceux qui veulent se dédier à leur service. 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait du plan cadastral de 1830, section P 

Une mention dès le XIIe siècle

L’établissement charitable, est mentionné pour la première fois dans la documentation en 1153, date à laquelle le comte de Rodez, Hugues, et ses deux frères Bernard-Raymond et Béranger, donne tous ses droits sur cette maison, les terres environnantes et surtout les revenus qui y sont attachés.

Cette donation s'étoffe en 1172 par l'acquisition de vignes puis de terres les années suivantes, constituant un domaine avec ses dépendances agricoles.

En 1205, la Maladrerie est nommée "maison des malades de Trasgiect" (maison des malades du passage du Tarn). Elle possède un chapelle avec un chapelain dont la mission est d’assurer l’office religieux, d’administrer les derniers sacrements aux lépreux mourants ainsi que de procéder aux inhumations.

Au XIVe siècle, comme à Rodez ou Narbonne, la « maison » est administrée par les magistrats de la ville, les consuls, véritables maîtres de l’assistance locale, après l’avoir été dans les premiers temps par des religieux. Le gouvernement de la Maladrerie est dévolu au chef de la communauté, le bayle et administrateur de la maison. Deux personnes pouvant être extérieures à l’établissement, assument le rôle de maître de la Maladrerie et de chapelain. Ils sont choisis par l’évêque ou les consuls.

En 1483, on décide d’y envoyer les pestiférés afin de protéger la ville, profitant de sa situation hors les murs.

Puis en 1616, comme l’ensemble des autres fondations de la ville, la Maladrerie est annexée à l’hôpital Mage. Mais l’établissement destiné aux lépreux subsiste, avec la nécessité de les tenir à l’extérieur.

Au début du 20e siècle, la maladrerie n’est plus qu’une ferme dont la chapelle sert de bergerie. Elle est aujourd’hui restaurée.
 

L’organisation de la maison

 Extrait de l'atlas de Trudaine (Bnf).La Maladrerie comprend un ensemble de bâtiments d’habitation, un cimetière  et une chapelle.

Séparés, les hommes et les femmes, lépreux comme ceux qui se destinent à les aider, sont logés dans différents bâtiments regroupés autour d’une cour. Les hommes sont regroupés dans quatre habitations, les lépreux dormant dans « l’hôpital des hommes ». Le personnel, frères, sœurs, donnés et maîtres vivent dans une maison commune où chacun dispose d’une chambre ; et seul le maître dispose d’une chambre meublée pouvant accueillir deux personnes. 

Les frères ont des fonctions matérielles, culture des terres et des vignes, tandis que le soin aux malades est confié aux sœurs, sous l’ordre et la garde d’un maître.

Afin qu’ils ne soient pas laissés dans un abandon spirituel total, une chapelle leur est destinée. Elle est dédiée à saint Thomas, seul apôtre à avoir encouragé le Christ à se rendre au chevet de Lazare. 

L'inventaire des biens de l'établissement en 1271

L’inventaire réalisé en 1271 montre que l’établissement charitable compte notamment 4 bœufs de labour et un veau d’un an, 83 brebis, moutons et chèvres, 42 setiers de froment, une émine de fèves, des noix…etc. 
Pour ce qui est des bâtiments, celui qui est réservé aux hommes est équipé de neuf matelas (ou couvertures épaisses) et autant de coussins, trois oreillers et dix-huit couvertures de laine ; le bâtiment réservé aux femmes comprend, trois matelas (ou couvertures épaisses) et six couvertures de laine. Deux matelas (ou couvertures épaisses) et deux coussins, quatre couvertures de laine, deux oreillers sont par ailleurs destinés aux malades. La chambre du commandeur (comandaire), elle, est dotée de deux couvertures épaisses, de deux matelas et de quatre coussins, de deux oreillers et de neuf couvertures de laine. Le document précise par ailleurs que l’ensemble des matelas ou couvertures épaisses est confectionné de plumes.

La maladrerie est également équipée de quelques ustensiles et outils parmi lesquels des cuves (4), des tonneaux (9) de différentes dimensions et qualités, des coffres (3), des poêles (3) et un poêlon. Les trépieds (2), les tarières, l’avant-clou, les trois houes et les deux doloires rappellent qu’on y travaille. 

La chapelle est dotée de vases, linges et livres liturgiques  parmi lesquels trois calices un d’argent, deux d’étain, sept croix et une custode d’étain, une aube, des chasubles, une nappe d’autel, cinq surplis, trois corporal, des missels, un bréviaire, deux psautiers, dont un « misérable », un livre pour les offices, un collectaire, quatre chandeliers (deux grands et deux petits), deux lanternes, trois encensoirs, un bénitier, et une chasse reliquaire où sont enfermées les reliques de Saint-Thomas.

Une modeste chapelle


Elle est aujourd’hui le seul bâtiment qui subsiste de l’ancien établissement charitable destiné aux lépreux.

Actuellement, très modeste, la chapelle se présente sous la forme d’une nef unique, accessible par une porte couverte d’un arc en plein cintre et surmontée d’une plaque commémorative et d’un oculus.

A l’intérieur, la nef est couverte d’une voûte en berceau en plein cintre, et le chœur d’une voûte en cul-de-four percée d’une petite baie rejetée sur un côté.

Aucune décoration ne vient orner l’ensemble.

Enfin la toiture, à l’instar de l’architecture traditionnelle, est couverte de lauses de calcaire.

 

 

L’encadrement des baies, notamment la porte couverte d’un arc en plein cintre de grès, l’oculus et les baies de l’élévation orientale montrent que la chapelle a été profondément remaniée, probablement au 17e siècle, ce que semble rappeler la plaque commémorative (ornée des armes de la ville) logée au-dessus de la porte. Seule la baie occidentale couverte d’une arcade de tuf, pourrait rappeler un bâtiment antérieur.

IHS FARA PAR LE SOING ET DILIGENCE DE PIERRE LA CROIX ET PIERRE FABRE S ADMINISTRATEURS DE LHOSPITAL MAGE DE LA VILLE DE MILLAU CESTE CHAPELLE A ESTE BASTIE A LHONNEUR DE DIEU E[T] DE ST THOMAS.

 

Catégories

Actualités du patrimoine

Juillet-septembre 2020 : Exposition de Catherine Guilhou: Le cadre des choses, Hôtel de Tauriac.

8 juillet 2020 : Ouverture du site patrimonial Tour de rois d'Aragon-Beffroi-Hôtel de Tauriac.

18 mai 2020 : Réouverture du service des archives municipales, sur rendez-vous.

Mars-avril 2020 : En ces jours de confinement, le service archives-Patrimoine, Ville d'art et d'histoire diffuse quotidiennement, ou presque, sur son blog, une page sur l"histoire et le patrimoine de la ville.

16 mars 2020 : Report de l'ouverture du site patrimonial de la tour des rois d'Aragon et du Beffroi prévue le 04 avril 2020.

Report de l'exposition de photographies de Catherine Guilhou, Le cadre des choses, Hôtel de Tauriac. 1er étage.

Décembre 2019 : La tour des rois d'Aragon & le beffroi, publication d'un Focus Ville d'art et d'histoire.

Juin-septembre 2019 : L'Artothèque s'expose à l'Hôtel de Tauriac (à côté de la tour des rois d'Aragon&beffroi), du 26 juin au 22 septembre.

Avril-juin 2019 : Exposition d'Anne Sarda : L'infini voyage du petit peuple, Hôtel de Tauriac. Du 19 avril au 16 juin.

Avril-mai 2019 : Installation d'Anne Sarda : R(évolution(s), Espace Culture. Du 08 avril au 03 mai.

Mars 2019 : Opération de fouilles archéologiques préventives, ilôt "Temple-Voultre". Du 11 au 15 mars.

Janvier  2019 : Retirada : appel à collecte aux archives municipales de Millau. > pour en savoir plus

Décembre 2018 : La restauration du tableau d'Hypolite Adam, La Déploration, est achevée. Le tableau est accroché dans l'église Saint-François.

Novembre 2018 : Commémoration de l'armistice de 1914-1918. Elle a été l'occasion de la pubication d'un Focus consacré au Parc de la Victoire.

15-16 septembre 2018 : Journées Européennes du Patrimoine. Le RENDEZ-VOUS.

Août-septembre 2018 : Videomapping dans la tour des rois d'Aragon.

Juin-Juillet-Août 2018 : Le patrimoine de Millau est à l'honneur avec des visites libres ou des visites guidées Laissez-vous conter Millau, la tour des rois d'Aragon et son beffroi,... l'histoire de la ganterie : regardez les programmes...

Mai 2018 : Parution de la revue "Le patrimoine. Histoire, culture et création d'Occitanie", n°52. Le golfe du Lion, hier et demain, Printemps 2018, 144 pages, avec un article consacré aux archives municipales de Millau, "Millau, son trésor d'archives".

Avril 2018 : Les travaux de réaménagement du Parc de la Victoire sont achevés.

Mars 2018 : Un généreux donateur a offert un plan des fortifications de MIllau faites et à venir, datable du 1er tiers du XVIIe siècle, aux Archives Municipales de la Ville.

Janvier 2018 : La restauration du tableau d'Hyppolite Adam est achevée. Restent quelques couches de vernis à appliquer et le tableau pourra être déplacé.

Décembre 2017 : Restauration du tableau d'Hyppolite Adam, d'après la Descente de croix de Regnault (fin 19e siècle). Notre-Dame de l'Espinasse. Cette restauration occasionne la fermeture momentanée et exceptionnelle de l'église Notre-Dame de l'Espinasse.

Octobre 2017 : Le cycle des conférences patrimoniales reprend : le 14 novembre aura lieu une conférence sur le Pont Vieux et le moulin, à la MESA. 18h30.

Septembre 2017 : Dans le cadre de la refonte paysagère du Parc de la Victoire, le buste de son commanditaire, André Balitrand, est nettoyé et retrouve tout son éclat.

Aout 2017 : L'Association des Peintres et Sculpteurs réntègre le moulin du Pont Vieux.

Juillet 2017 : Les travaux du moulin du Pont Vieux sont achevés.  réintègre le site en août !

Juin 2017 : Les travaux de rénovation du moulin du Pont Vieux touchent à leur fin. L'inauguration a lieu le 21 juin à 11h30 sur place.

Avril - Mai 2017 : La rénovation des parties intérieures du moulin du Pont Vieux est en cours d'achèvement.

Mars 2017 : Les travaux de rénovation du moulin du Pont Vieux se concentrent sur la couverture de lauzes de calcaire.

Février 2017 : Les travaux de rénovation du moulin du Pont Vieux sont ralentis par les intempéries.

Janvier 2017 : Les travaux de rénovation du moulin du Pont Vieux touchent essentiellement la toiture de lauses et le revêtement du hall d'entreé.

Décembre 2016 : Les enduits extérieurs du moulin du Pont Vieux sont quasiment achevés, les peintures des ferrures également. Les travaux intérieurs débutent.

Novembre 2016 : La restauration du moulin va bon train. Le bâtiment occidental a été réenduit aux couleurs que montraient les premières photographies connues. Des grilles condamnent l'accès à la souche du moulin aux pigeons.

Octobre 2016 : Les pans de bois du bâtiment oriental ont été recouverts d'enduit. Sa toiture est en cours d'achèvement. Les anciens enduits exterieurs du bâtiment occidental sont enlevés et montrent un appareil de tuf exclusivement.

Septembre 2016 : Les travaux se poursuivent. Le soubassement du moulin, nettoyé, est en cours de rejointoiement. Au-dessus, la partie orientale du moulin a également été décroutée et montre un édifice en pans de bois, unique sur ce bâtiment. Les tuiles mécaniques qui couvrent cette zone ont été enlevée et une nouvelle toiture devraient être installée d'ici la fin du mois.

Août 2016 : Les travaux du moulin du Pont vieux ont débuté depuis quelques semaines. Le décroutage des parties hautes montrent que l'étage du bâtiment est fait de pans de bois avec un remplissage de tuf. Les travaux dans les parties immergées voient le remplacement des pierres les plus endommagées.

Juillet 2016 : A la suite de la restauration du pont vieux, effectuée entre juillet 2015 et janvier 2016, les travaux de restauration du moulin qui lui est adossé débutent. Ce mois de juillet doit surtout voir l'installation des échafaudages. Deux tranches de travaux permettront de restaurer l'extérieur, de la souche aux toitures, et de réaménager les salles intérieures. A l'issue des travaux, l'Association des peintres et sculpteurs pourra réintégrer les lieux tandis que des visites ponctuelles pourront y être organisées.

Loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine

> La loi doit permettre d’"affirmer et garantir la liberté de création" et de "moderniser la protection du patrimoine". Le principe de "liberté de création" est inscrit dans la loi. La "liberté de création" devient une liberté publique, au même titre que la liberté d’expression ou la liberté de la presse.

Lien vers le texte de loi

Extrait concernant le patrimoine

Mai 2016 : La Commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) du 8 avril 2016 a émis un avis favorable pour l'inscription au titre des monuments historique du moulin du pont vieux. La protection concerne le soubassement du moulin avec les roues à cuve et leur mécanisme ainsi que les façades et les toitures des parties hautes du moulin.

Février 2016 : Les travaux du pont vieux s'achèvent. La reception des travaux est prévue dans le courant du mois.

> 2015-2014

Haut de page

Le Ministère de la Culture et de Communication a délivré le label Ville d’art et d’histoire à la ville de Millau en 2010. Depuis, la Ville de Millau mène des actions en direction du Patrimoine archéologique, bâti, mobilier ou encore environnemental, alliant connaissance, restauration et valorisation.